Christian Julia Photographies
BoxeursCatch Modèles Body-building Wuze BBoy
Portraits
Mise à jour : 27 septembre 2017

Dans l’univers de Fyrze Onerock

Arpajon | 18 septembre 2017
1 vote


Visite au graffeur FYRZE ONEROCK dans l’atelier où il travaille et où il vit, près d’Arpajon (91)

L’atelier de Fyrze Onerock est à l’écart d’un village, près d’Arpajon (91), dans un groupe de petits bâtiments d’artisan. Autrefois, c’était un atelier de tapissier. C’est aujourd’hui le lieu où il crée, et où il vit aussi.

A l’écart du monde. « Trop peut-être », pense-t-il parfois. « Sans doute devrais-je aller plus souvent à des vernissages, faire davantage de rencontres », se dit-il. Ce n’est pourtant pas un asocial - loin de là - mais il est si tranquille dans son antre. Pas facile d’en sortir.

L’atelier de Fyrze.

DSC02205

DSC02192

Une très impressionnante collection de bombes !

DSC02199

DSC02190

DSC02195

DSC02202

DSC02204

DSC02229

Il en sort pourtant et c’est comme ça que j’ai fait sa connaissance, à l’exposition « Esprit Street » à l’ « Espace Art et Liberté » de Charenton. Puis nous nous sommes revus en octobre dernier, à la gare d’Austerlitz, pour cette incroyable opération de décoration de 5 wagons de marchandises, le rêve fou d’un cheminot !

La partie du wagon qu’il a peint (EDGE a peint la partie gauche).

A la gare d’Austerlitz en octobre 2016 avec EDGE.

Fyrze expose souvent. Il était aussi à l’Oppidum en novembre dernier, et au Kremlin-Bicêtre en avril dernier pour l’exposition « Aux noms de ma rue » avec ses amis Meushay, Nebay, Edge, etc.

Exposition Aux Noms de ma rue. Avec ses amis Meushay, Nebay, Edge...

Mais c’est aussi un artiste de rue. A 12 ans, il taguait comme un fou dans les rues de Corbeil et des alentours. Sa vocation est née quand il a découvert un livre de Martha Cooper, la photographe américaine qui a documenté le graffiti à son origine. Mais en réalité, il est entré dans la culture Hip-Hop par la danse. C’était un fan de smurf et il ne ratait aucune des émissions de Sidney, l’animateur télé.

DSC02219

Hommage à Afrika Bambaataa, l’un des fondateurs du mouvement Hip-Hop.

DSC02272

DSC02207

Fyrze aime être entouré de ses musiciens favoris.

Puis, il est parti dans le tag. A 15 ans, il a commencé à taguer des trains. Il faisait partie du crew DSK, puis il a créé son propre crew, MCA. Il signait Zephyr. Mais pour ne pas être confondu avec un autre graffeur, il a transformé son nom en Fyrze. Comment ses parents voyaient sa passion ? Son père avait repéré ses tags sur les trains le matin quand il partait travailler et il n’aimait pas trop ça ; il lui cachait ses marqueurs !

DSC02209

Dans son atelier, au fond, un train peint en souvenir de ses années de jeunesse...

Ça ne l’empêchait pas d’aller traîner sur les voies ferrées la nuit. Dans l’obscurité, il ne se rendait pas toujours compte de ce qu’il faisait. Il était concentré, dans sa bulle. Il revenait le lendemain pour voir le résultat à la lumière du jour…

DSC02214

DSC02215

DSC02216

DSC02271

C’est en 2001 qu’il a commencé à peindre des toiles. Son inspiration, il la puise dans la musique. Il pousse le niveau sonore au maximum dans son atelier. Tout vient de la musique pour lui. Il travaille souvent sur plusieurs toiles en même temps. Il ne refait jamais deux fois la même chose, même si c’est toujours la même inspiration qui le guide. Il aime les contrastes, de couleurs, de formes aussi. Des figures géométriques avec un personnage. Des lignes anguleuses sur un décor de fond en spirale, etc…

DSC02220

DSC02221

DSC02223

Cet été, il est allé s’aérer en Bretagne, près de Rennes, et aussi dans le sud du Portugal. Il lui arrive comme ça de partir ici ou là avec sa camionnette graffée et de peindre au hasard. S’échapper un peu l’atelier.

DSC02213

La partie de son atelier où il vit.

DSC02269

Les toiles accrochées dans sa chambre.

DSC02218

DSC02274

Les toilettes !

DSC02276

DSC02279

A 43 ans il est en pleine interrogation sur sa pratique. Il pense à sa vie, à sa solitude, à son désir d’enfant, à son art. 5 ans déjà qu’il vit dans cet atelier au milieu de ses œuvres et de son impressionnante collection de bombes, et aussi des souvenirs que lui laissent ses visiteurs : des toiles, ou juste leur tag au carreau de la porte ou sur le mur du séjour…

DSC02226

Les toiles laissées par ses visiteurs.

DSC02282

DSC02280

DSC02281

DSC02278

La signature de SEEN.

Fyzre se demande s’il ne va pas le quitter pour se rapprocher de la ville. Mais le voilà déjà qui me parle des recherches qu’il fait en ce moment pour décliner l’initiale de son nom, le « F ». « On peut faire plein de choses avec un F », et il m’entraîne dans l’atelier pour me montrer ses toiles en cours…

DSC02238

Fyrze peint actuellement en reprenant le F de son nom.

DSC02237

Autre essai avec le F de son nom, en cours.

Il me montre aussi le caps spécial qu’il a inventé pour pouvoir varier l’épaisseur de son trait.

DSC02296

Le caps spécial inventé par Fyrze.

DSC02289

Devant l’entrée est garée sa camionnette entièrement graffée par ses soins !

DSC02305

DSC02303

DSC02302

DSC02307

DSC02309-2

Merci Fyrze pour ton accueil et bonne chance pour la suite !

Publié le 26 septembre 2017
PrécédentSérie précédente
Rencontre avec SIAM à Roubaix

À découvrir

Graffiti / Street Art
Graffitis à Sevran [2] Quartier du Radar

Rechercher :
Rejoignez ma page
Facebook :

Sur Instagram

Accueil du site > Graffiti > Portraits > Dans l’univers de Fyrze Onerock